samedi 10 octobre 2020

Pâle automne


Il sourd du repli des pâtures,

le vieux soleil endimanché


Octobre lui donne force de cendres


D'un rai jauni il sait encore

repousser la très lente pluie


Mais déjà peine à noircir l'ombre



jeudi 24 septembre 2020

A feu coulant ( 3 )


A l’établi s’exsude la résine 

L’âpre bourgeon du matin 

Silencieux sous l’écorce 

Un sang trop jeune encore 

Pour vivre d’ombres 


Sur ses labours d’automne

Le grain vert nuit à la meule 

Les reins se brisent 

A boulanger l'orge si pauvre


Mais ton regard est là 

Qui se lie à mes prairies

  

                       Problèmes techniques résolus.

                    A feu coulant (4) et autres perles à retrouver sur le site Epistrophe.

                         

mercredi 23 septembre 2020

A feu coulant ( 2 )


A choisir la tourbe aveugle 

et les meules de vent 

le limon inquiet s’est ajourné 


Il reste des abris où la marée se cache 

Mais comment discerner la vague 

Dans l’invisible bruissement 

Qui ramène à la rive 


Au large des mots, l’esquif s’affûte 

longues rames, suaire au vent 

L’oreille souffre et se tend 

vers la première brise qui s’éteint 


Loin du fruit promis de la terre


                               Cléanthe

lundi 21 septembre 2020

A feu coulant ( 1 )


L'herbe est sans hâte
malgré le souffle sec 
elle  est sûre de la pluie
 
Elle a  le puits patient
qui se creuse de ce qui le remplit
Cette faille lui donne instruction 
 
Les voix avides se pressent
et d'éclairer l'obscur s'achèvent 
Dans l'exercice de la braise 

                                              Cléanthe


Pour quelques temps, Epistrophe s'installe chez les Anges..



samedi 20 juin 2020

Sans fleurs ( 4 )


Comme un ange passe, un cygne noir
défroisse l'onde

Son cou ponctue le ciel

Amants vos pas dans la clarté
soudain s'étirent

La longue nuit a fait fuir les ombres




dimanche 14 juin 2020

Sans fleurs ( 3 )


Pontonniers,
aux rêves enflés d'alliances

Nuit après nuit resserrent
les eaux vertes et tancent,

Juin, ce marigot qui se prend pour la mer



mardi 7 avril 2020

Sans fleurs ( 2 )


Ils vont comme le jour à peine éclôt
et que déjà le soir talonne

Anges nus sous leurs habits d'écume
Chacun en leur alcôve

Amants solaires que le silence étreint